Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.

lundi 16 janvier 2012

"Vivent les nouveaux nénés! beuglait Don Juan, complètement paf". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"

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Pensées pour nous-mêmes:

(TOURNE SEPT FOIS TA LANGUE DANS LA BOUCHE, 

ET TAIS-TOI)

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« Même sans espoir,
la lutte est encore un espoir. »
 Romain Rolland
La lutte enchantée

"Mouais...pfff!"

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LES BONNES NOUVELLES DE 2012

"Un Christ athée, c'est donc possible?"

Yoram Kaniuk, 
démissionnaire du judaïsme

   (...) En Israël, l’écrivain Yoram Kaniuk vient d’être reconnu juif «sans religion» par le Tribunal de Tel-Aviv. Une décision présentée par ses supporters comme un pas majeur vers une séparation du politique et du religieux. (...) 
   (...) en Israël, le registre national de la population mentionne la religion des individus (75% sont juifs, 17% musulmans, 2% chrétiens, 1,5% druzes et 4% sans religion) aux côtés de leur nationalité (non pas «israélienne» mais «juive» ou «arabe» pour les personnes nées sur le territoire national). Et si la loi permet de passer d’une religion à l’autre en produisant un certificat de conversion, il était jusque là impossible à un juif de basculer dans la catégorie «sans religion».
   Au terme d’une longue procédure judiciaire, Yoram Kaniuk y est pourtant parvenu: il reste «juif» par sa nationalité mais devient le premier Israélien à pouvoir légalement y accoler le qualificatif «sans religion» (alors, Yoram, on respire mieux maintenant? Bonne année 2012, cher être humain...).

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(c) Quino

La loi anticorruption, 
un beau fiasco !
(En France?)
Naïké Desquesnes | Courrier international

   (...) New Delhi n'a pas réussi à faire adopter sa loi anticorruption avant la fin de l'année, comme elle l'avait promis. Devant cette nouvelle mascarade politique, les journaux accusent les élus d'hypocrisie. Des centaines de milliers d'Indiens avaient défilé dans les rues cet été pour dénoncer la corruption généralisée. (...)
   (...) "29 décembre 2011. Gardez bien ce jour en mémoire, et ne l'oubliez jamais, car il représente un jour sombre pour la démocratie parlementaire indienne" : c'est d'un ton sévère et agacé que le journal en ligne Firstpost présente l'échec de la loi anticorruption 2011, la Lokpal Bill, qui n'a finalement pas été votée par la Chambre basse du Parlement, le Rajya Sabha, comme New Delhi l'avait au départ souhaité. Pourtant adoptée le 27 décembre par le Lok Sabha, la Chambre haute du Parlement, le projet de loi a provoqué un débat houleux et interminable, obligeant le gouvernement à clore la session tard dans la nuit, à minuit. Dans les journaux indiens, l'exaspération domine. "Face au mélodrame de la nuit, où l'on a vu un représentant déchirer une copie de la loi, le gouvernement impuissant a été forcé d'utiliser la dernière sortie de secours : repousser le vote à un autre jour", constate, amer, le quotidien Indian Express. Il faudra attendre la rentrée parlementaire, en février prochain, pour réexaminer le texte. "On a assisté à un spectacle auquel tout l'establishment politique, quelque soit les étiquettes, a participé. La vérité, c'est que cette loi est un échec. Personne n'en veut, car cela sonnerait la fin de la politique comme elle se joue aujourd'hui", accuse Firspost. Pour ce dernier, les masques sont tombés : "aucun homme politique ne veut vraiment ce que veut le peuple, à savoir des institutions fortes pour combattre la corruption" (loi... heu... universelle?). (...)  
Suite sur:

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"Toi et ta fumeuse théorie du coup d'état...
Tu as vu ce que ça donne, sur le petit?
Si c'est pas malheureux..."
les-bons-bourgeois-par-daumier-2

Zone euro : "nous vivons 
une tentative de coup d'Etat larvé"

   A 69 ans, Charles Gave a créé plusieurs sociétés financières dont la dernière, GaveKal, basée à Hong Kong. Il s'est fait connaître du grand public en publiant "Des lions menés par des ânes" ou "L'Etat est mort, vive l'Etat". 
   
(...) / Vous avez été un des premiers à prédire les difficultés de l'euro. Vous trouvez-vous aujourd'hui conforté ?

   Depuis la création de l'euro, je n'ai cessé de dire qu'il s'agissait d'un système bancal qui ne peut fonctionner puisqu'il n'existe pas de mécanisme d'ajustement des différences de productivité des pays membres. Autrefois, ces différences étaient réglées par des dévaluations ponctuelles devenues impossibles. Ce qui ne peut s'ajuster a vocation à exploser. Aux États-Unis, il existe aussi des différences de productivité entre États, mais il y a une volonté de vivre ensemble, ce qui, pour Ernest Renan, constituait une nation, qui conduit à accepter que l'on taxe les plus productifs pour payer les moins productifs. Cette volonté n'existe pas en Europe, qui est une civilisation et non un pays. L'euro est donc une tentative, faite par une classe politique de créer une nation européenne. La crise, pense-t-elle, forcera la création d'un État fédéral, de transferts entre les pays et d'un ministère des Finances. C'est une espèce de coup d'État larvé contre les souverainetés qui est en train d'échouer. Car, comme l'a montré le cas de l'Union soviétique, la technocratie, cela ne marche pas. C'est la liberté qui marche.

   / Vous évoquez une « tentative de coup d'État ». Pourquoi cette tentative : par volonté de puissance ou parce que, sincèrement, ces politiques pensent que l'Europe est une solution ?

   Depuis soixante ans, coexistent deux idées européennes. La première, celle de De Gasperi, Adenauer, Pie XII et Robert Schumann, voulait recréer l'Europe catholique des XIIe et XIIIe siècles, et voyait dans l'Europe un espace de liberté basé sur le principe de la subsidiarité. En cas de problème entre deux entités, on en appelle à l'échelon supérieur et on crée des instances d'arbitrage. La seconde est celle de Jean Monet et des technocrates français qui ont décidé de créer un État pour faire renaître l'Empire romain afin de s'opposer aux Américains et d'empêcher la domination allemande. Cette vision l'a emporté. Évidemment, la volonté d'augmenter leur pouvoir personnel existe aussi. Ces technocrates pensent que leur rôle est d'assurer le bonheur des peuples malgré eux. Ils ne croient pas à la liberté individuelle. Il suffit d'observer les institutions européennes : il n'y a pas de séparation des pouvoirs. (...)

La suite (sur bien des points nous sommes sceptiques, voire  critiques, mais pas sur le constat développé plus haut) :

PS: lisez, par contre, les contributions très stimulantes des lecteurs...

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Luc Desle

2 commentaires:

code d'einstein a dit…

Mon Blog(fermaton.over-blog.com),No-1. - THÉORÈME LIBERTÉ. - LA LIBERTÉ VÉRITABLE ?

Benoît Barvin, Blanche Baptiste, Luc Desle, Jacques Damboise, Nadine Estrella a dit…

Heu... On a mis votre "commentaire", qui n'est que de la pub pour votre blog, mais vous avez le droit, bien entendu... Par contre, pour nous qui ne sommes pas mathématiciens, les propos que vous tenez sont un rien nébuleux... Vous nous pardonnez, j'espère, de n'être pas au même niveau de conscience? Cordialement vôtre.